

En 2019, une ressortissante saoudienne résidant en France, à proximité de la Tour Eiffel à Paris, a été poursuivie devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits présumés de traite des êtres humains, de travail dissimulé et d’emploi de salariés étrangers sans autorisation de travail.
L’affaire concernait trois employées de maison originaires d’Érythrée, en situation administrative précaire. Selon les accusations portées à leur encontre, elles auraient travaillé dans des conditions de vie et d’hébergement contraires à la dignité humaine, marquées notamment par une grande précarité, de mauvaises conditions de logement et des mauvais traitements. L’une des victimes a également déclaré que son passeport lui avait été confisqué, l’empêchant de quitter librement son employeur. Les faits ont été révélés grâce au signalement d’un ancien salarié de l’intéressée. À la suite de son placement en garde à vue, cette dernière a été placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.Conformément à la loi du 5 août 2013, les associations de lutte contre la traite des êtres humains peuvent se constituer partie civile afin de défendre l’intérêt collectif et de contribuer à la protection des victimes.
À ce titre, SOS Esclaves s’est constituée partie civile dans cette affaire afin de soutenir les victimes et de réaffirmer son engagement dans la lutte contre la traite des êtres humains et toutes les formes d’exploitation.