Un témoignage particulièrement bouleversant a été rapporté par une victime de travail domestique forcé, Mme Henriette Siliadin-Mac Kinney, qui nous a fait partager un parcours difficile, et au bout du chemin une victoire arrachée grâce aux inlassables interventions des associations sur le terrain…

Il a également été mis en exergue les difficultés structurelles et conjoncturelles de la lutte nationale et internationale contre les résurgences contemporaines de l’esclavage sous diverses formes, qui s’organisent le plus souvent au sein de réseaux transfrontaliers…

Face à ces diverses atteintes à la dignité humaine, la puissance publique ainsi que différents acteurs de la société civile mènent des actions d’information, d’assistance et de secours, et s’efforcent de mettre en œuvre une politique concertée de prévention pour réprimer un phénomène en constante progression… Sur le sujet, Mme Geneviève Colas, coordinatrice du Collectif, nous a présenté le livre : « Les nouveaux visages de l’esclavage », écrit par le journaliste Louis Guinamard (cf l’intervention du directeur général des Editions de l’Atelier, Bernard Stephan) : cet ouvrage tente de sensibiliser nos concitoyens à ces résurgences archaïques trop peu connues, et de créer chez le lecteur un « tourment » salvateur…De même, le film projeté à la suite « Retour à la vie », dont les réalisateurs sont Illaria Borelli et Guido Freddi, met en lumière un aspect particulier du phénomène, à savoir l’exploitation sexuelle de mineurs en Asie du Sud et nous laisse entrevoir que l’éradication de certains usages culturels banalisés, bien que criminels, passe certainement par la provocation d’émotions de l’opinion pour créer les conditions durables d’une lutte plus efficace. En fin de séance, la synthèse de Mr Nicolas Le Coz, président du groupe d’experts du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains (GRETA), permet de conclure que si la tâche en la matière est semée d’embûches, l’évolution des normes et règles internationales nous incite à garder espoir… De toute évidence pour ce qui concerne les associations, il importe que celles-ci continuent de mobiliser le plus largement possible les pouvoirs publics et nos concitoyens pour maintenir la pression en vue d’une politique judiciaire internationale et aussi une stricte application des règles déjà existantes (ex. : Loi n° 2013-711 du 5 août 2013 –cf transposition en droit interne à l’art 225-1-A,B,C du Code pénal…, texte que nous commenterons d’ailleurs dans un prochain article…).

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