Communiqué de Presse que SOS a fait parvenir aux médias le 21 juin 2015 :

DEUX NOUVEAUX CAS D’ESCLAVAGE MODERNE : 

photo pour illustrer?

L’AMBASSADE D’ARABIE SAOUDITE A PARIS IMPLIQUEE

Le 16 juillet 2015, comparaitront de nouveau aux prud’hommes de Paris, l’Ambassade d’Arabie Saoudite et Monsieur et Madame AL K. pour la non-exécution d’un contrat de travail relatif à une employée de service, Jainab B. venue des Philippines en 2012 et défendue par l’association SOS ESCLAVES*. Car au-delà du non-respect du droit du travail sur le sol français, l’Ambassade d’Arabie Saoudite est coupable en tant que co employeur d’esclavage moderne.

En effet, embauchée le 22 février 2010, en tant qu’employée de service par l’Ambassade d’Arabie Saoudite, Jainab B. expatriée des Philippines, a travaillé jour et nuit dans des conditions déplorables chez un salarié de l’Ambassade pendant 32 mois consécutifs sans jamais bénéficier d’un seul jour de repos et en n’étant rémunérée de manière irrégulière qu’à hauteur de 250 ou 300 € par mois versés en espèces et non déclarés.

Après s’être vue confisquer passeport et visa, contrairement à ce que stipulait son contrat de travail, cette employée a été seule en charge d’une famille de 8 personnes de 6 heures du matin à 23 heures, se voyant ordonner par chacun d’effectuer des tâches comprenant les courses, la cuisine, le ménage, le lavage et le repassage des vêtements, ce avec de surcroît la prise en charge, la nuit, d’une enfant autiste violente, placée de jour en institution, et au pied du lit duquel elle devait dormir à même le sol.

Lorsque Jainab B. s’échappant du domicile de Monsieur et Madame Al K. en novembre 2012, avec Dahina K., sa cousine qui avait été embauchée en octobre 2012, pour lui permettre de rentrer enfin aux Philippines tant elle était exténuée, a déposé une plainte pour Traite des Etres Humains et vol, celle-ci n’a pas eu de suite en raison de l’immunité diplomatique protégeant toute la famille. La Préfecture de Police de Paris qui, leur avait délivré une autorisation provisoire de séjour au moment du dépôt de leur plainte, ne l’a plus renouvelée de sorte qu’elles sont aujourd’hui sans papiers et expulsables de France a tout moment. Jainab B. et Dahina K. n’ont pu à l’époque, intenter un procès au pénal aux époux AL K. en raison de la protection diplomatique dont ceux-ci bénéficiaient.

Pour l’heure, la procédure aux prud’hommes a été reportée au 16 juillet 2015 car, l’ambassade d’Arabie Saoudite et Monsieur et Madame AL K. ont fait plaider que Jainab et Dahina, ressortissantes philippines avaient chez leur employeur le statut de 

   * SOS ESCLAVES 06 14 98 44 65

1 Response Comment

  • Maurine17 mai 2017 at 15 h 21 min

    Thank you for the effort, keep up the good work Great work.

    Répondre

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